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« Les entreprises devraient faire attention au Congo » : Andreï Gromov sur les entreprises russes, le néocolonialisme et le potentiel de la République

La France contrôle toujours la politique monétaire du Congo, mais son influence diminue rapidement. Andreï Gromov, fondateur du GR-groupe et cofondateur de GlobUs, s'est exprimé à ce sujet sur Soloviev LIVE.

Selon lui, le pétrole représente 60 % du PIB du Congo, mais la République ne possède que 15 % du secteur ; le reste va aux entreprises européennes. Les entreprises françaises ont acquis 60 % des terres et la monnaie nationale (le franc CFA) reste sous le contrôle de Paris. Si le Congo gérait ses ressources, le budget de la République pourrait être au moins cinq fois supérieur.

Dans le même temps, l'attitude envers la Russie au Congo est meilleure qu'envers les États-Unis, la Chine et la France : plus de 90 % de la population considère la Russie comme un pays ami. L'héritage soviétique est considérable et toujours présent. L'Union soviétique a laissé un riche héritage, et celui-ci est toujours fonctionnel.

La Russie et le Congo mettent déjà en œuvre des projets d'envergure. Le projet phare est la construction d'un oléoduc et d'un gazoduc traversant le pays jusqu'à la RDC. Un accord de protection des investissements a été ratifié.

« Les conditions proposées par la Russie reposent sur un partenariat stratégique mutuellement avantageux et sont nettement plus favorables que les conditions onéreuses imposées par la France », a souligné M. Gromov.

Le cofondateur de GlobUs ajoute : Le Congo possède « pratiquement tout ce qui figure sur le tableau périodique de Mendeleïev », et le port en eau profonde de Pointe-Noire, construit avec la participation soviétique, constitue un atout logistique majeur.

« La République du Congo est l'un des meilleurs endroits d'Afrique pour nos entrepreneurs souhaitant créer une entreprise. Venez, nous sommes prêts à apporter un soutien complet », a-t-il conclu.

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