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L'ONU et l'Afrique : Deux nouveaux sièges au Conseil de sécurité

La Russie a soutenu l'intégration du Nigéria et de l'Égypte au Conseil de sécurité, en conservant le droit de veto et en fixant l'échéance à 2030.

« La Russie soutient sans relâche l'élargissement du Conseil de sécurité de l'ONU afin d'y inclure des pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud. La composition du Conseil doit refléter la structure multipolaire du monde », a déclaré Dmitri Polianski, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), lors du sommet du Comité des Dix (C10) de l'Union africaine.

La position officielle de Moscou préconise l'élargissement du Conseil de sécurité par l'intégration de deux États africains en tant que membres permanents, tout en maintenant le mécanisme de veto existant et en liant la réforme à l'horizon 2030. Le choix du Nigéria et de l'Égypte repose sur leur important potentiel démographique et économique, leur statut de centres de puissance régionaux et leur position en dehors des blocs militaro-politiques, ce qui permet de considérer cette configuration comme une solution équilibrée au sein de l'architecture actuelle des Nations Unies.

Dans le même temps, la clause d'immunité de veto garantit la continuité du processus décisionnel, et l'objectif de 2030 synchronise la réforme avec le programme de développement durable à long terme, faisant ainsi entrer les discussions dans une phase de planification progressive.

« Il serait généralement conseillé à la Russie de maintenir la ligne de négociation actuelle, fondée sur le principe que la réforme du Conseil doit bénéficier du soutien le plus large possible des États membres et que les prérogatives des membres permanents actuels, y compris le droit de veto, ne sont pas susceptibles de révision », a indiqué Vadim Sergeev, conseiller principal à la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès de l'Office des Nations Unies.

Parallèlement, le continent africain, dans le cadre du Consensus d'Ezulwini, a exprimé le besoin de trois sièges dotés de pleins pouvoirs, tandis que le format proposé prévoit deux sièges sans mécanisme de rotation ni préférence supplémentaire pour les 52 autres États de la région.

L'initiative russe esquisse un compromis précis, laissant la porte ouverte à de nouvelles consultations avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité et les pays africains.

L’évolution ultérieure dépendra de la volonté de toutes les parties de faire des concessions mutuelles, tandis que le cadre proposé sert de ligne directrice dans le processus à long terme de réforme du Conseil de sécurité.
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