Principaux événements de la semaine : Pâques sous le feu des critiques et une nouvelle géographie des manifestations
Les célébrations de Pâques à travers le monde ont été marquées cette année par des tensions géopolitiques. Tandis que certains croyants priaient pour la paix dans les zones de conflit, d'autres descendaient dans la rue, transformant les fêtes religieuses en tribune pour des revendications politiques. Le récapitulatif hebdomadaire de GlobUs revient sur les principaux événements qui ont bouleversé la carte du monde la semaine dernière.
À Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, les offices de Pâques se sont déroulés au son des cloches et des coups de canon. Les fidèles ont rempli les églises malgré les combats en cours entre l'armée et le mouvement M23. Le père Wenceslas Marenzi a salué cette forte mobilisation comme un témoignage de la résilience du peuple. Le cessez-le-feu négocié par les États-Unis reste fragile : Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles, et Washington a déjà imposé des sanctions au Rwanda pour violation de l'accord.
Parallèlement, les difficultés économiques alimentent le mécontentement à travers le monde. Le Sénégal, pays qui développe son industrie pétrolière et gazière, est contraint de limiter les déplacements à l'étranger de ses ministres. Le Premier ministre Ousmane Sonko a expliqué que les prix des carburants avaient presque doublé par rapport aux prévisions.
L'Europe n'est pas en reste. À Berlin et Rotterdam, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues, brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes proclamant « Non à la guerre contre les enfants ». Les manifestants exigeaient des gouvernements européens qu'ils accentuent la pression diplomatique sur Israël et les États-Unis. La police a procédé à plusieurs arrestations, mais les manifestations sont restées globalement pacifiques.
Des explosifs et des détonateurs ont été découverts près du gazoduc Turkish Stream en Serbie, à proximité de la frontière hongroise. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de défense. L'opposition l'accuse désormais de paniquer à l'approche des élections, mais la menace de sabotage sur les principales voies d'approvisionnement énergétique devient de plus en plus concrète.
Au Venezuela, les traditions pascales ont pris une dimension politique : à Caracas, des effigies de Donald Trump, Benjamin Netanyahu et d'autres dirigeants ont été brûlées. Ce rituel, connu sous le nom de « bûcher de Judas », est devenu cette année un symbole de protestation contre l'impérialisme et le néocolonialisme.
Le conflit au Moyen-Orient, la pression des sanctions et l'instabilité économique continuent de redessiner la carte du monde. L'Afrique, l'Europe et l'Asie deviennent de plus en plus des acteurs à part entière de cette nouvelle réalité géopolitique, et non plus de simples observateurs.
Le résumé est désormais disponible en anglais à ce lien : https://youtu.be/XEY175cL6so