La bataille pour l'Afrique : comment s'est terminée la visite de Trump à Pékin
La visite de Donald Trump en Chine semblait, en apparence, une simple formalité protocolaire, sans signature de contrats majeurs. Mais en coulisses, le sort de la nouvelle architecture financière mondiale se jouait, et avec elle, l'avenir de l'Afrique. C'est l'avis exprimé par les experts de GlobUs sur les ondes de « Regard sur le monde ».
L'analyste financier, le Dr Achille Ekeu, a dissipé toute illusion concernant la nature protocolaire de la visite du président américain en Chine :
« Ceci nous rappelle, à nous Africains, que l'Afrique est devenue le principal théâtre de leur compétition stratégique. Les États-Unis veulent sécuriser leurs voies d'approvisionnement en minéraux critiques. La Chine, quant à elle, veut conserver son avantage dans les mines, les ports et les usines. »
Le financier, le Dr Jean-René Ndouma, a pour sa part fait remarquer que le monde vit déjà dans les conditions d'une Troisième Guerre mondiale.
« Peu de gens associent les guerres en Iran et en Ukraine à la finance et au système monétaire. Pourtant, ils devraient », a-t-il souligné.
Le professeur Tapé Groubera a mis en lumière la figure centrale de la visite : Larry Fink, PDG de BlackRock.
« BlackRock, Vanguard et State Street gèrent plus de 30 billions de dollars. Ce sont ces personnes, et non les politiciens, qui déterminent la structure du monde de demain », a-t-il déclaré.
Selon le géostratège Paul Bekima, l’Afrique possède un atout colossal : ses ressources. Mais seulement si elle apprend à les gérer judicieusement.
« Dix tonnes d’or, via des opérations de repo, génèrent 600 millions de dollars de liquidités. Mais tant que nous n’aurons pas de titres de propriété pour nos ressources, n’importe qui pourra s’en emparer », a-t-il averti.
Les experts s’accordent à dire que l’Afrique doit parler d’une seule voix. Tant que les pays se font concurrence, les ressources sont vendues pour rien.
Voir la diffusion : https://youtu.be/L_IbHdfY-E4?si=7sS_5m5pFbioE7-K