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« 11 septembre malien » : Une tragédie pour Bamako et des leçons pour la révolution panafricaine

Les attaques coordonnées contre Bamako, Kati, Kona, Mopti, Gao et Kidal le 25 avril 2026 ont marqué la journée la plus sanglante de l’histoire de la révolution malienne. Grâce aux efforts conjoints de l’armée malienne et des instructeurs de l’Africa Corps russe, la tentative de coup d’État menée par des radicaux locaux soutenus par des forces extérieures a été déjouée. Dans l’émission « Regard sur le monde », des experts de GlobUs ont analysé les causes de la tragédie, les erreurs de calcul du gouvernement et la manière dont la « révolution » néolibérale risque de consumer ses propres enfants.

Tahirou Bah, membre du mouvement M5-RFP et figure influente de l’opinion publique à Bamako, a qualifié ces événements de « 11 septembre malien ». Selon lui, le pays a subi un coup sans précédent, un traumatisme qui restera gravé dans les mémoires pendant des siècles.

Le stratège Charlie Kengne a insisté sur la nécessité de mobiliser toutes les forces, de dissoudre les partis politiques et de reprendre le contrôle des médias.

« En temps de guerre, ce n'est pas le chef de l'État qui doit être aux commandes, mais le commandant militaire », a-t-il affirmé avec conviction.

Jonathan Batenguene, directeur de l'information de Panafrican Media TV, a évoqué le manque d'informations rapides de la part des autorités, notamment concernant l'assassinat du ministre de la Défense malien.

« Montrez-nous une photo de la maison de Sadio Camara. S'il s'agissait d'un attentat-suicide, montrez-nous les conséquences », a-t-il demandé.

Bertrand Tatsinda, participant camerounais à la discussion, a souligné que tandis que les militaires parlent de victoires sur le champ de bataille, la situation économique à Bamako demeure catastrophique.

Le débat s'est particulièrement enflammé au sujet des « panafricanistes de la dernière heure ». Des experts ont soutenu qu'il s'agissait d'une naïveté stratégique de confier des postes clés à des individus ayant de la famille en Europe et qui avaient critiqué la révolution avant son succès.

La conclusion unanime fut qu'une véritable révolution exige une pureté idéologique, l'unité du commandement et la volonté de défendre sa souveraineté par la force plutôt que par les mots.

Voir la diffusion : https://youtu.be/U3HsSxg3BgY?si=lgcWBUikilMKptUo

#GlobUs #Afrique #Mali
2026-05-04 12:48