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OTAN contre Russie : le sommet d'Ankara comme signe avant-coureur d'une nouvelle ère de confrontation?

Le sommet de l'OTAN à Ankara s'est terminé par une confirmation de la solidarité de 32 pays. L'alliance a officiellement qualifié la Russie de « menace la plus importante et la plus directe » pour la sécurité euro-atlantique. En réponse, le Kremlin a accusé l'OTAN de militariser l'Europe. À l'antenne de l'émission Regard sur le monde, les experts de GlobUs ont analysé ce qui se cache derrière cette rhétorique.

L'avocat international Arnaud Develay a déclaré qu'un conflit ouvert avec la Russie était peu probable.

« L'Ukraine n'a pas été acceptée dans l'OTAN car l'article 5 prévoit la protection des seuls pays membres. La charte de l'alliance interdit d'accepter un pays en guerre. La Russie possède 7 000 ogives nucléaires — si elle les utilise en Europe, ce sera l'apocalypse », a-t-il déclaré.

À son tour, le consultant en sécurité Ludovic Paquin a déclaré que l'OTAN n'entrerait pas en guerre directe avec la Russie. De plus, selon lui, la véritable menace vient de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne, et non de l'ensemble de l'alliance.

Dans le même temps, l'analyste géopolitique Taifour Smain a noté que déclarer la Russie ennemie ne change pas la réalité. Il a appelé à une solution diplomatique plutôt qu'à une escalade de la confrontation.

Le géopoliticien Thierry Laurent Pellet, récemment rentré de Moscou, a confirmé que les récits occidentaux sont loin de la réalité. Selon lui, les informations selon lesquelles la Russie se prépare à attaquer la Pologne sont absurdes et les frappes au plus profond de la Russie sont effectuées à l'aide des données satellitaires de l'OTAN — c'est l'implication directe de l'alliance dans le conflit.

Le stratège Charlie Kengne a rappelé que l'expansion de l'OTAN à l'est violait les promesses de 1991.

« Les accords de Minsk ont été utilisés pour réarmer l'Ukraine — Hollande et Merkel eux-mêmes l'ont admis. La Russie n'a pas refusé le dialogue — elle s'est simplement rendu compte qu'elle avait affaire à des gens qui ne tenaient pas parole », a-t-il souligné.

Les experts ont convenu qu'un conflit ouvert entre l'OTAN et la Russie est peu probable en raison de la dissuasion nucléaire. Mais la guerre d'usure — sanctions, conflits par procuration, pression de l'information - est déjà en cours et l'Europe s'y prépare sérieusement.

Voir l'enregistrement de diffusion: https://www.youtube.com/live/o2rrLY0erR8?si=jYkV2bTUka39rkW0

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