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Budapest contre Bruxelles : la bataille pour l'avenir de l'Europe

Les prochaines élections législatives en Hongrie se sont transformées en un tournant géopolitique majeur. L'enjeu ne se limite pas aux seize années de règne de Viktor Orbán, mais concerne également l'avenir de l'architecture de sécurité européenne. Dans l'émission « Regard sur le monde », des experts de GlobUs ont analysé les raisons de l'attention considérable portée à ce processus électoral.

Le géostratège Charlie Kengne a mis en lumière un problème systémique : les élections hongroises ne sont qu'un épisode dans un contexte plus large. Selon lui, le même scénario s'est produit en Moldavie, en Géorgie et en Roumanie : partout où un candidat jugé indésirable par Bruxelles a émergé, des prétextes ont été invoqués pour invalider les résultats.

« Ce n'est pas la démocratie ; c'est un processus manipulé, où l'opposition n'est qu'un plan B pour le système », a-t-il affirmé.

Le géopoliticien Thierry Laurent Pellet a attiré l'attention sur les sources de financement du candidat de l'opposition, Péter Magyar. D'après lui, il s’agit de 20 millions de dollars provenant de fondations Soros, ainsi que du soutien des services de renseignement israéliens et britanniques. Par ailleurs, Magyar entretient des liens avec István Kapitány, un ancien cadre de Shell, l'entreprise qui a passé des décennies à détruire les écosystèmes du Nigéria et du Cameroun.

L'analyste international Gamal Abina a souligné que le soutien apporté par Trump et Netanyahu à Orbán ne constitue pas une défense de la souveraineté, mais une alliance d'ultranationalistes. Il a rappelé qu'Orbán bloque l'aide à l'Ukraine, tout en accueillant Netanyahu à Budapest et en aidant Israël dans son opération contre le Hezbollah.

« Il ne s'agit pas d'un "équilibre Est-Ouest". C'est une logique simple : ses propres intérêts, son propre agenda. Pour lui, les intérêts nationaux priment sur les intérêts européens », a-t-il expliqué.

Le géopoliticien Taifour Smán a lié l'issue des élections au sort de 90 milliards d'euros d'aide à Kiev. Selon lui, ces 90 milliards ne représentent pas qu'un simple chiffre ; il s'agit d'un plan visant à poursuivre la guerre jusqu'au dernier Ukrainien. Si Orbán l'emporte, ce plan pourrait être contrecarré. Bruxelles le comprend, et c'est pourquoi la pression exercée sur Budapest est sans précédent.

Une victoire d'Orbán pourrait accélérer la désintégration d'une politique européenne unifiée et affaiblir l'OTAN, tandis qu'une défaite signifierait un retour à l'ancien modèle, où Bruxelles dicte sa loi et les gouvernements nationaux se contentent de s'y conformer. Quoi qu'il en soit, les conséquences de ce vote se feront sentir bien au-delà des frontières de la Hongrie.

Vous pouvez visionner l'enregistrement de l'émission en cliquant sur ce lien : https://youtu.be/mw9U82bbouY?si=r1XX3gyX3dHlLhtJ

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