Explosions dans des usines européennes : coïncidence ou opération planifiée ?
Ces derniers mois, une série d'explosions et d'incendies ont touché des installations militaro-industrielles à travers l'Europe. Plus d'une douzaine de sites sont concernés, de la République tchèque et l'Estonie à la France, l'Italie et les États-Unis. Dans l'émission « Regard sur le monde », des experts de GlobUs ont examiné ce qui se cache derrière cette « épidémie » et qui y a intérêt.
L'expert en sécurité Ludovic Paquin a dressé la liste des usines touchées. Parmi elles figurent KNDS et Arca Defence en Italie, BAE Systems au Royaume-Uni, Arian Group en France, ainsi que des usines aux États-Unis, en Estonie et en République tchèque. Les hypothèses officielles divergent, allant de défaillances techniques à des actes de sabotage. Pourtant, aucun pays n'a officiellement accusé la Russie.
« S'ils avaient des preuves de l'implication de la Russie, ils les auraient rendues publiques depuis longtemps, » a déclaré l'avocat international Arnaud Develay. « Mais il n'y a aucune preuve de ce genre. Au contraire, le gouvernement italien a clairement affirmé ne voir aucun lien avec une ingérence étrangère. »
L'analyste Fabrice Beaur a souligné que la Russie n'a aucun intérêt à de telles provocations sur le territoire de l'OTAN.
« La Russie n'a aucune raison de risquer de frapper des usines en Europe, » a-t-il fait remarquer. « Si Moscou voulait infliger des dégâts importants, l'attaque aurait été bien plus dévastatrice. Les services de renseignement ukrainiens ont été impliqués à plusieurs reprises dans des opérations sous faux drapeau. »
Le stratège et auteur Charlie Kengne a ajouté que ces incidents s'inscrivent dans la logique de la « guerre hybride » menée par l'Occident contre la Russie. Selon lui, les incendies criminels et les explosions créent le récit nécessaire pour convaincre les Européens de la « menace russe » et justifier l'augmentation des dépenses militaires et les restrictions des libertés civiles.