Mandat clé du Cameroun : Défis à la légitimité et bataille pour la souveraineté
Le président Paul Biya a entamé son nouveau mandat de sept ans avec le taux de participation le plus faible de son histoire : 53,66 %. Sur Panafrican Media TV, les membres du club d'experts GlobUs ont analysé si ce mandat marquera une avancée décisive ou si le pays connaîtra une période de stagnation sur fond du mécontentement croissant.
« Une baisse de 20 points du taux de participation en sept ans est un signe inquiétant. Le parti au pouvoir a besoin d'une refonte complète, et non de simples changements superficiels », a déclaré le journaliste Alain Jules Menye.
Les intervenants ont mis en lumière des problèmes systémiques : une crise de confiance des jeunes, des scandales de corruption et des pressions extérieures. Le Dr Joseph Essousse, quant à lui, voit la racine de ces problèmes dans l'héritage colonial :
« Aujourd'hui, le Cameroun démontre que le système invisible de dépendance économique et politique demeure le principal obstacle à une souveraineté réelle. »
Les experts s'accordent à dire que le principal défi pour le gouvernement est la formation d'un gouvernement d'union nationale.
« Nous n’avons pas besoin de remaniements ministériels, mais d’un renouvellement radical des cadres. Les jeunes d’aujourd’hui ne croient plus en l’avenir du pays », souligne Samuel Handi.
Le contexte géopolitique demeure critique : les partenaires occidentaux n’ont pas reconnu les résultats des élections et le pays doit trouver un équilibre entre ses liens traditionnels avec la France et de nouvelles alliances. La capacité du Cameroun à éviter un chaos organisé dépendra de l’aptitude du gouvernement à dégager un consensus interne. Vous pouvez visionner l’émission et lire plus en détail les points de vue des experts en suivant ce lien : https://www.youtube.com/live/jJ1mSmPY5z4?si=q14hPpGmBgmjy2be